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Par une gestion
de son domaine skiable axée sur le principe du développement
durable, la société de remontées mécaniques
Téléverbier entend démontrer qu'une bonne
cohabitation entre l'agriculture, le tourisme et la nature s'avère
de plus en plus nécessaire à la pérennité
des vallées alpines.
Trafic pendulaire
conséquent, aménagements de pistes, installations
d'enneigement mécanique et fort impact paysager des voies
de circulation comme des remontées mécaniques:
non sans raisons, la pratique des sports de glisse se voit souvent
affublée d'une image guère respectueuse de l'environnement.
Du tourisme « dur », comme le caractérisent
les spécialistes.
Or le tourisme hivernal constitue souvent
l'un des seuls poumons économiques des vallées
alpines: de pair avec les autres services touristiques, la valeur
ajoutée induite par les remontées mécaniques
sur l'économie régionale est devenue un incontournable
facteur de revenus et d'emplois.
Pour qu'il en soit toujours ainsi, sans que nos magnifiques régions
de montagne ne perdent, été comme hiver, l'attrait
qu'elles exercent encore sur la clientèle citadine, une
vision à long terme s'impose.
Elle peut même s'avérer
vitale pour une entreprise de remontées mécaniques
de l'ampleur de Téléverbier. Cette société
vit principalement de l'hiver et son image est associée
au tourisme dur, mais le tourisme doux doit avoir sa place dans
un domaine skiable, pour le plaisir des visiteurs estivaux mais
surtout pour la qualité de vie des personnes résidant
toute l'année en montagne.
Tourisme dur
/ tourisme doux: le compromis ne date pas d'aujourd'hui
La notion d'aménagement
du territoire est unanimement instituée aujourd'hui, mais
son application en Valais date de quelque deux décennies.
En 1968, la distinction entre zones touristiques intensivement
utilisées et régions de préservation de
l'environnement n'était guère coutumière.
Le pionnier du développement de Téléverbier,
Maître Rodolphe Tissières, planifiait alors la protection
de l'ensemble du Haut-Val de Bagnes. Téléverbier,
la Ligue Valaisanne de Protection de la Nature et les édiles
communaux élaboraient un plan d'aménagement global
bien avant l'heure.
Deuxième réserve naturelle
suisse en surface après le Parc National des Grisons,
cette Zone Protégée s'étend encore aujourd'hui
à la moitié de la superficie de Bagnes, la plus
vaste commune de Suisse. Elle abrite d'immenses richesses paysagères,
faunistiques et floristiques. La partie inférieure de
la vallée de Bagnes par contre est réservée
à l'habitat et à l'agriculture, alors que Verbier
et Bruson sont consacrés au développement touristique.
De longue date déjà la nature se sent donc bien
à l'aise dans la Commune de Bagnes.
Le projet Ski- Nature - Agriculture
Le développement
très rapide des sports d'hiver à Verbier a fait
de la région des Attelas, des Ruinettes et du Lac des
Vaux un domaine skiable dont le paysage est intensivement affecté
par les remontées et les installations d'enneigement mécanique,
mais surtout par les routes d'altitude et les aménagements
de pistes permettant de skier en début de saison, lorsque
l'enneigement est encore faible.
Ces méthodes relativement dures ne sauraient par contre
être appliquées sur l'ensemble du vaste domaine
skiable desservi par Téléverbier, sur le bel alpage
de la Chaux par exemple.
La Chaux fait l'objet d'une triple utilisation: skieurs et snowboarders
en hiver, vaches et randonneurs en été, sans compter
les nombreuses espèces végétales et animales
qui, elles, y passent toute l'année. Ce qui explique l'implication
de plusieurs partenaires dans le projet: la Bourgeoisie de Bagnes,
propriétaire des terrains, le consortage de l'alpage de
La Chaux, bénificiaire de l'usufruit, Téléverbier
S.A., utilisatrice des terrains durant l'hiver, la Ligue Valaisanne
pour la Protection de la Nature et le Service des Forêts
et du Paysage de l'Etat du Valais. La bonne cohabitation entre
les remontées mécaniques et les propriétaires
du bétail passant l'été sur les prairies
alpines fait l'objet d'un accord passé en 1985 déjà
avec le consortage de l'alpage de La Chaux. Tout en garantissant
la coordination d'éventuels projets d'amélioration,
cette Convention assure aux milieux paysans le maintien de leur
paturages ainsi qu'une contre partie financière pour leur
utilisation en hiver.
Mais cela ne saurait garantir le développement durable
de la région, restait à considérer les habitants
permanents du site, marmottes, renards et autres saxifrages,
trèfles d'eau ou linaigrettes. Conscient de la richesse
et de la diversité naturelle de l'alpage de la Chaux,
Téléverbier S.A.confiait en 1992 au bureau d'études
Grenat mandat de dresser un inventaire exhaustif des espèces
végétales représentées sur le site,
sous forme de carte de végétation.
La nature présente dans toute sa diversité
Ce spécialiste
a recensé divers biotopes réunissant un vaste éventail
de richesses naturelles: des zones sèches dont la flore
dépend d'un généreusement ensoleillement
à d'autres, humides, alimentées par un étalage
de trois anciens bisses d'irrigation, le bisse des Grands Creux,
celui de Verbier et enfin le Bisse du Levron. Leurs pertes en
eaux sont essentielles au maintien de nombreux petits milieux
humides dans lesquels se plaisent des espèces rares à
ces altitudes, telles que la laîche bicolore et le trèfle
d'eau.
Le magnifique marais de Patiefray, dont le torrent abandonne
ses méandres parmi d'épaisses couches de tourbe,
constitue le fleuron de la région. Il a d'ailleurs été
jugé d'importance cantonale et figure comme valeur à
sauvegarder au Plan d'Aménagement Local (PAL). Le piétinement
régulier de tels milieux sensibles par du bétail
ou des utilisateurs touristiques de même que l'apport exagéré
de fumure nuiraient fortement à la pérennité
de ces valeurs naturelles. Mais c'est surtout le cumul inconsidéré
d'une pression pastorale et touristique qu'il s'agit d'éviter.
Un plan de gestion de l'alpage.
Il s'est de suite avéré nécessaire d'élaborer
un plan de gestion de l'ensemble du périmètre de
l'alpage de la Chaux, sur la base d'une mise à plat de
l'utilisation actuelle et projettée du domaine par les
partenaires concernés (voire la photocopie du plan annexé).
Des conflits potentiels ont été relevés
et des priorités établies pour le maintien des
valeurs naturelles les plus représentatives. Sans attendre
la conclusion d'un accord écrit avec ses partenaires,
Téléverbier s'est engagée dans les premières
mesures de sauvegarde. Depuis deux étés, ses employés
clôturent certaines zones humides de manière discrète,
mais efficace, de manière à empêcher leur
piétinement.
Les frais de réalisation de l'ensemble
de ces travaux d'études, ainsi que les premières
mesures de protection, se chiffrent à un investissement
approximatif de quelque 50'000.- francs.
Restent à entériner des mesures de protection des
milieux prioritaires durant les hivers de faible enneigement, de manière notamment à éviter
le passage trop fréquent des lourds engins de dammage.
Un concept de
développement durable
Le principe du
développement durable consiste à satisfaire les
besoins de l'homme sans menacer les ressources naturelles. Si
Téléverbier tient à signer une convention
de gestion du périmètre de la Chaux avec ses partenaires,
c'est aussi, en contre-partie de ces efforts en faveur de la
nature, pour maintenir des possibilités d'amélioration
de son réseau skiable, notamment par le prolongement d'un
de ses deux télésièges de quelque deux cent
mètres vers le bas, afin de faciliter le retour des skieurs
depuis les hauts du Mont-Fort. Pour ce qui est d'une extension
ultérieure de son réseau d'installations, elle
ne semble raisonnablement guère envisageable durant la
prochaine décennie, compte tenu de la conjoncture économique
et de la stagnation du marché de la glisse.
La mise en valeur
des richesses naturelles par une brochure magnifiquement illustrée
Qui dit sauvegarde dit surtout information et sensibilisation
de la clientèle aux richesses du patrimoine. Le bureau
grenat et le graphiste sédunois Reiner van der Woude planchent
depuis plus d'une année sur la réalisation d'une
brochure magnifiquement illustrée. Dans un domaine pourtant
foisonnant de données scientifiques, l'information se
veut sobre et accessible, très esthétique grâce
à d'excellents dessins au trait (voir la planche d'exemple
jointe au dossier, car la brochure ne sera diffusée qu'à
la fin juin). La promotion de cet outil de connaissance sera
assurée par un set de table du même accabit, que
vous découvrez en annexe et qui sera distribués
dans les établissements publics de la région.
Le lecteur trouvera
dans cette brochure de format poche une multitude de renseignements
sur les richesses de la région, leur emplacement mais
aussi le respect qui leur est dû. Tout au long des sentiers
pédestres déjà existants sur l'alpage, de
nombreux, mais discrets petits panneaux d'à peine 30 centimètres
de haut situeront les biotopes décrits dans la brochure.
Point de gros panneaux indicateurs, éléments parfois
pertubateurs dans le paysage, juste un rappel à la brochure
qui s'avère l'élément essentiel d'une randonnée
intelligente. Par contre au voisinage immédiat de la cabane
Mont-Fort, des panneaux plus explicatifs informeront le randonneur
- et le skieur, pourquoi ne pas inviter notre clientèle
d'hiver à venir découvrir les charmes de l'été
en montagne? - sur la richesse du panorama.
Une mise en valeur
touristique par des randonnées accompagnées sur
le sentier Nature - Agriculture - Tourisme
Le deuxième
volet de sensibilisation des hôtes de passage consiste
à la mise sur pieds de randonnées accompagnées.
Tous les mercredis de juillet et août, les assoiffés
de nature se verront dévoiler les richesses de l'alpage
de la Chaux par un connaisseur de la région: richesses
faunistiques, floristiques et paysagères certes, mais
aussi richesses humaines au contact d'une personne connaissant
tous les tenants et aboutissants de l'économie locale,
alpestre, hydroélectrique comme touristique. Les visites
sont promues sous forme de forfaits comprenant les remontées
mécaniques du Châble ou de Verbier jusqu'aux Attelas,
la brochure explicative et l'accompagnement par notre guide.
Il en coûtera Sfr 30.- aux adultes et Sfr 20.- aux enfants.
Afin de promouvoir ces randonnées accompagnées
dans un public aussi vaste que possible, Téléverbier
S.A. collabore avec les Chemins de Fer Fédéraux
pour la diffusion de plus d'un million de cartes suggérant
une visite sur les hauts de Verbier.
Pour terminer,
une porte ouverte sur le futur...
Ces premiers pas de collaboration étroite des milieux
touristiques avec les milieux agricoles et proches de la nature
ouvrent la voie à de multiples collaborations. La promotion
des produits du pays par exemple, démarche déjà
engagée par Téléverbier S.A. durant l'hiver
dernier lors d'un week-end de promotion de la « Corbeille
d'Entremont » sur le domaine skiable de Bruson.
Prix « indigènes » pour tous, menus d'Entremont dans les
restaurant de la station et dégustation de produits du
pays au retour du ski ont été merveilleusement
accueillis par les skieurs. Le succès de telles actions
confirme le besoin de nos hôtes de contacts authentiques
avec les vraies valeurs de ce pays et laisse à croire
à une meilleure compréhension réciproque
des besoins de la nature, de l'agriculture comme du tourisme.
Randonnée accompagnée en pleine nature ... et en
plein domaine skiable!
Agriculture,
tourisme et nature font bon ménage sur l'alpage de la
Chaux, à l'initiative de la société de remontées
mécaniques Téléverbier, qui vous invite
à une randonnée accompagnée sur le thème
du développement durable.
De Martigny,
le train du Saint-Bernard Express vous emmêne au Châble.
Un jet de câbles et vous voilà sur les hauts de
Verbier. Un connaisseur de la région vous y rejoint, décidé
à faire de cette journée de promenade une excursion
riche de renseignements sur la cohabitation de l'homme et de
la nature. Bien que situé en plein ceur de l'un des plus
vastes domaines skiables des alpes, l'alpage de la Chaux saura
vous séduire tant l'intervention de l'homme s'y est avérée
respectueuse de l'environnement. Cette région fait en
effet l'objet d'un concept de développement durable dont
le plan de gestion du territoire offre une garantie de charme.
En voici un aperçu:
A 2'200 mètres
d'altitude, le bisse de la Chaux vous emmêne le lond d'une
terrasse ouverte sur la montagne. Son eau vous murmure un doux
air d'évasion. La gentiane sèche ses gouttes de
rosée aux premiers rayons de soleil. Maître crapeau
bondit hors de vos pas; sans vous en vouloir il se réfugie
dans le marais tout proche. L'eau sointe de chaque creux de tourbe,
pour le plaisir des linaigrettes qui y plongent leur racines
avec délectation. Tout est douceur à fleur de bisse.
Jusqu'à ce que des cris stridents vous sortent de votre
rêverie. Maître goupil rentre bredouille aujourd'hui,
car les marmottes ont dénoncé son itinéraire
de chasse à coups de sifflet répétés.
En face, par delà la vallée verdoyante, rochers
et neiges éternelles se livrent un épique combat.
Magnanime de ses 4'347 mètres, le Grand-Combin coiffe
l'horizon de ses courbes audacieuses.
Couché dans ce décors, le berger dort. Il somnole
plutôt, n'ôsant perdre ses vaches de vue après
avoir achevé la traite de l'aube. Ce matin encore l'herbe
d'altitude aura donné au lait la saveur et le goût
qui font tout le cachet du fameux fromage de Bagnes. Peut-être
humerez-vous au détour du sentier l'odeur si caractéristique
de la fromagerie, car l'alpage de la Chaux est le dernier de
la vallée à fabriquer encore ses fromages sur place.
A 2'200 mètres
d'altitude, le bisse de la Chaux vous emmène le long d'une
terrasse ouverte sur la montagne. Son eau vous murmure un doux
air d'évasion...
La gentiane sèche
ses gouttes de rosée aux premiers rayons de soleil. Maître
crapaud bondit hors de vos pas; sans vous en vouloir, il se réfugie
dans le marais tout proche. L'eau suinte de chaque creux de tourbe,
pour le plaisir des linaigrettes qui y plongent leurs racines
avec délectation. Tout est douceur à fleur de bisse,
jusqu'à ce que des cris stridents vous sortent de votre
rêverie. Maître goupil rentre bredouille aujourd'hui,
car les marmottes ont dénoncé son itinéraire
de chasse à coups de sifflet répétés.
En face, par delà la vallée verdoyante, rochers
et neiges éternelles se livrent un épique combat.
Magnanime de ses 4'347 mètres, le Grand-Combin coiffe
l'horizon de ses courbes audacieuses.
Couché dans ce décor, le berger dort. Il somnole
plutôt, n'osant perdre ses vaches de vue après avoir
achevé la traite de l'aube. Ce matin encore, l'herbe d'altitude
aura donné au lait la saveur et le goût qui font
tout le cachet du fameux fromage de Bagnes. Peut-être humerez-vous
au détour du sentier l'odeur si caractéristique
de la fromagerie, car l'alpage de la Chaux est le dernier de
la vallée à fabriquer encore ses fromages sur place.
La Chaux dévoile
moult charmes au randonneur attentif. A deux pas des remontées
mécaniques pourtant, sur les mêmes champs qui, l'hiver,
servent de terrain de jeu à de multiples adeptes de glisse.
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